Le Wheels vu du stand BMW R-nine T Custom Contest

Une fois dépassée la pointe de déception à l’annonce des résultats du BMW Custom Contest, pour lequel le projet 37 Héritage proposé par Jerykan et 21 Grammes Motorcycles avait vaillamment défendu sa place parmi les deux autres finalistes, Philippe, de 21 Grammes, a enfin pu mettre le son d’une voix sur ses concurrents. Direction, le stand BMW pour une parenthèse technique et enchantée.

Projet d’OSE – L’échappée Belle

C’est un peu l’ingrédient secret du Wheels, la saveur épicée que les participants gardent en bouche longtemps après leur brutal retour dans la vraie vie, la raison pour laquelle ils reprennent chaque année la route du Sud-Ouest comme animés par un ancestral réflexe pavlovien. Raté, George Michaël, ce n’est pas la bière… et pas non plus la promiscuité odorante de bikers à la pilosité sur-développée. Ce qu’ils aiment par dessus tout, ces p’tits gars à moto, ce sont les rencontres. Partager leurs passions et leurs espoirs avec des fous de custom bikes, comme eux, et parfois, enfin mettre un visage sur un réservoir home-made dont l’élaboration a été fidèlement suivie et commentée sur Facebook.

Benoît du collectif Old School Engineering

Pour Philippe, de 21 Grammes, échanger avec les autres finalistes du BMW R-nine T Custom Contest c’était comme une bonne accolade entre trois vétérans du Viêt Nam. Une façon de revenir sur une bataille commune et de décortiquer les dessous d’un combat.

Bertrand Dubet d’Odyssey avec sa Georg Meier Special

« J’étais heureux de pouvoir féliciter les gagnants du concours et de me frotter à leurs impressions ». Sur le stand de BMW où l’équipe d’Old School Engineering présente sa victorieuse Echappée belle, Philippe fait donc la connaissance de Benoît – un des 4 préparateurs attachés au projet « et le contact est immédiatement bien passé ». Après les compliments d’usage : «  En volume, il rend bien ton side ! Et tes échappements sur mesure sont pas mal non plus », Benoît lui avoue « qu’au départ, je n’étais pas fan du projet de la 37 Héritage, mais à force de le regarder, il m’a plu de plus en plus ! ». Ca parle faisabilité et proportions, retombées grâce à la victoire et futurs challenges, « un moment sympa. On avait la sensation d’avoir vécu un truc ensemble, même à distance. » Et tous les deux sont unanimes – comme quoi, les absents n’ont pas toujours tort ! – le projet d’Odyssey leur a tapé dans l’oeil. Le troisième concurrent n’est pas loin, Bertrand Dubet est sur le stand EMD.

Buck du réservoir de Bertrand Dubet pour le 3eme projet en lice

Fort de ce premier contact chaleureux, Philippe s’en va d’un pas guilleret, tenter sa chance auprès d’Odyssey. Mais Bertrand Dubet n’est pas un homme facile et après quelques silences pesants à écouter le plic-ploc des gouttes sur les flaques du sol détrempé de la Cité de l’Océan, la technique, en bonne ambassadrice de charme, délie les langues. « Je me suis aperçu que l’on avait pas mal de choses en commun dans notre manière d’appréhender le travail : notamment l’utilisation du dessin 3D ». Là aussi, l’ambiance se réchauffe et au grès d’utilisation d’outils de pointe et d’un amour immodéré pour les finitions, les deux hommes s’apprivoisent.

« Vraiment, ce furent deux belles rencontres. Aujourd’hui, je suis encore plus enclin à suivre l’évolution de leur travail. » Et comme un happy end hollywoodien, le final se fera le dernier jour, trois concurrents abrités de la pluie sur le stand BMW, regardant émus et l’oeil mouillé, le feu d’artifice de clôture et les horizons futurs.

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