La KTM 690 de Bruno : Quand la performance rencontre le design

De dosLa moto, il l’a dans le sang. Au berceau, Bruno commence à démonter les vélos et persiste, ado, avec son 500XT. Adulte, il continue, inlassablement, passionnément, à inventer ses motos. Après une relâche de 12 ans, interminable, avec, entre ses mains, le volant d’une familiale à la place d’un guidon – trois enfants sur une selle biplace, c’est pas hyper évident -, il retrouve sa maîtresse à pistons pour laquelle la passion ne s’émousse pas. Bruno rempile avec joie et s’offre une nouvelle vie sur deux-roues, en KTM.

Si t’aimes la socca, la socca te le rendraJolie courbe

Et tout re-commence grâce à une love date dans le Vieux-Nice, « ma femme, Valérie, me propose un charmant dîner socca. » Il y a une petite dizaine d’années, Bruno ne s’attend donc pas à découvrir, à la fin de son repas nissart, cerise sur sa tourte blettes, une surprise en forme de KTM 690 de 2006. « Valérie avait tout organisé. A la suite d’une soirée où mon amour contrarié de la moto avait pris une grande place lors de mes conversations, elle a compris à quel point c’est important pour moi de renouer avec les deux-roues. » Et parce que Valérie est grave amoureuse, elle lui offre, en direct live et en guise de mignardise à la saveur de madeleine proustienne, cette KTM, première du nom, «  sur laquelle je vais retrouver pendant deux ans les sensations perdues. » Emballé par l’expérience, Bruno décide alors d’assumer pleinement son désir de performance en optant pour la grande soeur, « après m’être pas mal renseigné, j’ai choisi d’investir dans la KTM de 2008 dont les louanges sur ses capacités techniques étaient dithyrambiques. » Ok, le design, c’est pas ça. Mais tant mieux, Bruno se donne alors l’occasion de rendre à la machine tout le tempérament esthétique qu’il souhaite lui voir endosser.

Naissance de Duke, deuxième du nom

De dos bisAu début, la relation lui convient. Et puis, Bruno se sent peu à peu « prisonnier du design de cette moto. » Le physique ne suit pas. Elle lui déplaît, ainsi qu’à ses enfants – au goût très sûr et aiguisé. « Un ami me conseille de mettre ma moto entre les mains de Christophe, de chez Action Moto, un préparateur surtout spécialisé dans les Harleys. J’avais déjà pu apprécier son travail sur les engins des copains. Un travail qui m’a conquis par son approche originale et inédite. » Rendez-vous est pris, un vendredi soir, au cours duquel Bruno investit l’atelier, au guidon de sa « moto en plastique », tel un activiste greenpeace qui aurait poussé la mauvaise porte capitonnée pour atterrir en plein débrief du point développement stratégie de BP, seul au monde et un peu freek, dans un univers peuplés de bikers Harleys. Dans sa tête, les idées sont assez précises sur ce qu’il souhaite pour son KTM. Christophe écoute et observe. Il aura besoin d’une semaine pour réfléchir à la faisabilité technique et esthétique du projet.

Dossier accepté

Christophe relève le challenge et commence alors un long travail de préparation qui va durer Peinture Ortoloniun an. Parmi les gros chantiers : le réservoir est réalisé en aluminium, quitte sa place d’origine – entre les jambes – pour se retrouver sous la selle; l’habillage plastique est relégué sur le Bon Coin et c’est Ortolani qui s’occupera d’exécuter le nouveau, en fibre de verre; le moteur est envoyé à Hyères pour une préparation optimale. « Un an s’écoule, et nouvelle surprise de ma femme qui me dévoile, dans le jardin de notre maison et devant la piscine, cette moto terminée et attendue. » Ce n’est pas exactement ce que Bruno avait imaginé au début, mais la qualité du travail, la façon des pièces uniques et cette moto équilibrée le séduisent sans retenue. Il y retrouve, « la rondeur du 500XT et le réservoir de la Harley, un mixe intelligent de motos historiques et puissantes. » Du coup, dans la rue, son KTM interpelle. « Les passants reconnaissent, certaines pièces, certaines parties de la moto, sans pour autant la situer dans sa globalité. » Copilote indéfectible de cette aventure, il réserve à Valérie une place d’honneur : « Le 16, sur les flancs, c’est notre nombre. La date de notre rencontre et celle de notre mariage. »

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