Triumph Street Twin : Vis ma vie de passagère

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Le freak, aux grands rassemblements moto, il en faut un. Le boulet qui n’est pas pilote, attendant immobile et le regard fixe qu’un motard, qui aimerait bien s’offrir, pour pas trop cher, une petite place bien sympa sur les nuages duveteux du paradis, le prenne en pitié, et lui concède un bout de selle. La pièce rapportée des riders qui est là, on ne sait pas trop pourquoi, mais qui a un avis sur tout : ton régime moteur, le professeur Rollin, la sécurité routière et cette mèche qui t’irait  quand même vachement mieux si tu la portais sur la gauche. La cousine éloignée au comportement étrange, qui n’a aucune envie de passer son permis gros cubes et qui, pourtant, se délecte d’être en moto, collée-serrée contre ton dos.

faceEt il n’empêche, que tout freak qu’elle est, Mme 21 grs s’est dit qu’elle ne devait sans doute pas être la seule et qu’il n’y avait aucune raison valable que les tous les freaks-passagers du monde n’aient pas droit à leur review spéciale avec en guest, la petite dernière de chez Triumph, la délicieuse Street Twin.

Tu l’as distinguée à travers le fog londonien lors de sa première surprise party, tu l’as frôlée au Midnight, tu l’as imaginée entre tes bras, ses courbes fluides, son côté clairement revendiqué néo-rétro dans la grande lignée des mythiques Bonneville, son côté easy toy et ses finitions ultra haut de gamme. Et ben moi, je l’ai testée. Et oui, forte de mon titre de grande prêtresse des passagers moto, cette seconde place hyper courue, je l’ai eue, derrière Laurent, représentant de la concession Triumph à Nice. Et comme rédac’ blog est décidément un métier ultra ingrat, pour ce  ride hivernal, c’est sur les lacets de la Corne d’Or, le Cap Ferrat et le Cap d’Ail s’étalant nonchalamment à nos pieds bottés, sous un soleil chauffant gaiement nos si seyants cuirs renforcés, que j’ai pu éprouver les sensations procurées par ce tout nouveau moteur bicylindre de 900 cm3.

flancConfort – parce que OK, on est jeunes, beaux et fous mais bon, quand t’es passager, c’est le point capital qui transforme ton ride miteux en virée au paradis

« C’était mieux avant », c’est bon pour ceux qui prennent encore leur douche au puits. Parce que, pour mon corps vieillissant que je chéris, c’est sûr, la modernité présente quelques avantages. Merci petit Jésus des amortisseurs qui allègent tes vertèbres de leur fonction anti-chocs et qui te permettent de sortir d’une balade sans le dos en compote, bossue et courbaturée. Du coup, tu gagnes en sex appeal aussi.

Pour la selle, idem, tu troques ton siège Easy Jet dans un antique Airbus contre le molleton d’une Business, sans le mini bar, soit. Evidemment, tu te plais à rêver que la Corne d’Or est infinie et que le prochain virage s’ouvrira sur un autre, puis un autre, puis un autre…et je peux continuer comme ça longtemps.

dos 4Comportement routier

On est d’accord, la Street Twin, tu t’abstiens si t’es adepte de caractère explosif. C’est la moto des balades en ville ou sur routes de l’arrière-pays, facile à suivre et vivace, accrochée à la route. Derrière, tu te sens sécure et tu t’amuses à suivre ses accélérations sympathiques et ses bonnes reprises. T’as le temps d’apprécier les paysages et de sentir ton coeur s’emballer quand le pilote pousse un peu. Dans les virages, c’est un régal, t’as juste à te concentrer sur ce qui t’entoure et à te laisser guider. La Street Twin, ce n’est pas une moto en force, c’est une joueuse douce et dynamique.

2Et parce que nous ne sommes pas tous des freaky-sac- à-dos et que tu t’intéresses au volet pilotage de cette moto qui, comme nous l’explique Laurent, – qui lui, est l’heureux détenteur d’un permis et qui l’utilise…! – « la Street est un jouet très sympathique, légère et ultra maniable. Elle présente une grande souplesse niveau moteur et beaucoup de couple à bas régime. Elle devient même vivace quand on monte dans les régimes. Tenue de route impeccable, très facile d’utilisation, elle est parfaite pour une première prise en main ou pour les bikeuses du fait de son poids plume. » Encore des détails techniques, please ! Clique ici !

Donc, pour faire court, j’ai adoré être passagère sur une Street Twin, peut-être que le Cap Ferrat, le soleil et Laurent y sont pour quelque chose…! Si tu restes incrédule, récalcitrant lecteur, ou si tu veux tout simplement te faire une idée :

Jeudi 4 février c’est le lancement national de l’intrépide bécane avec essais sur rendez-vous chez Triumph Nice Moto Deschamps. Détails et infos sur l’event ici.

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