Et au milieu roule une CB550

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Un caf’rac’, c’est pour la frime ! Oui, ben t’emballe pas Keyser Proust, parce que si c’était le cas – comme ta suintante perfidie semblerait le laisser sournoisement supposer – cette CB550 de 76 n’aurait jamais connu les joies d’un relooking extrême avec perte de poids et prise de charmes qui lui permettent aujourd’hui de rouler sur les routes, pas trop encombrées, du Doubs…

Quand la fièvre du custom s’empare de toi

06_cb550_nasty_basementIl est des samedis où ton destin bascule. T’es bien là, paisible, à la fraîche, à employer les gênes de la mécanique, légués par ton père et le père de ton père – ressaisis toi, c’est simple en fait -, sur des VW à qui tu redonnes vie, quand tu t’aperçois, que t’as un sérieux problème. Les voitures sur lesquelles t’as bossées, tu veux pas les vendre et les lois de la physiques se révèlent être indociles. Le constat est affligeant : ton atelier est trop petit. Et pourtant, la fièvre du custom te brûle les doigts. Sébastien, se remémorant ses virées en cross plus jeune et les aprèm’ bidouillage de mobylette – toujours en famille – trouve la solution : il quitte les Cox, trop imposantes, et s’entiche de l’indétrônable Honda Four.

Mais où s’arrêtera t-il ?

« Au départ, je voulais une moto à bricoler, certes, mais surtout pour rouler ». Et Sébastien, cet adepte jusqu’au boutiste du home-made se fait happer par cette lame de fond de la prépa. moto. Il découvre cette mouvance jusque lors inconnue pour lui, « je n’ai croisé que deux motos préparées vers chez moi ! Et puis, quitte à refaire, autant refaire bien ! ». Ce qui le tente, ce serait de relooker une Honda Four en un chouette caf’ rac’, « quelque chose qui me ressemble, sans trop de compromis, tout en conservant les matériaux bruts et la patine du moteur pour contraster avec la peinture et les pièces neuves. » Il récupère, près de chez lui, une base qui n’a pas roulé 04_cb550_nasty_basementdepuis 10 ans, complètement HS, mais les défis, ça l’émoustille et avec l’aide de son père – encore lui ! – , d’une antique Singer à pédale, de tutos web et grâce à beaucoup d’opiniâtreté et d’heures supp. non rémunérées, Sébastien, roule, enfin, sur sa bécane. « La première sortie, ça a vraiment été le pied, surtout après un an de boulot. » Et ce qui ne devait être qu’une moto pour rouler se transforme en projets multiples. «  Parfois, je me demande pourquoi je ne reste pas un peu tranquille, et puis, je ne peux pas m’empêcher de retourner vers l’atelier ». Un aimant qui lui fait du bien, lui vide la tête et qui sera le gardien de la seconde du nom : un bratstyle sur base de CB750.

Le travail sur cette CB550 de 76

A part le cul de selle, tout est fait maison dans mon sous-sol aménagé en atelier.

Beaucoup de modifications, de pièces créées sur-mesure ou neuves.

Moteur stock, révision faite avec passage des carbus au bac à ultrasons…

Filtres à air type K&N neufs.13_cb550_nasty_basement

Adaptation d’un réservoir de CB750 Four.

Cul de selle en acier et sellerie sur-mesure.

Cadre modifié, dépouillé, décapé puis peint en noir satiné.

Faisceau électrique restauré et simplifié.

Mini batterie pour l’excitation de l’alternateur cachée dans une trappe aménagée dans le réservoir. Kick only !

Le reste de l’électricité est dissimulé dans un petit bac créé sous la selle, dans l’épaisseur du tube du cadre.

Freins neufs de A à Z (pistons, joints, plaquettes, mâchoires, maître-cylindre, durites aviations…).

Tous les câbles sont neufs.

Fourche révisée, peinte en noir satinée et rabaissée.

09_cb550_nasty_basementAmortisseurs arrière aftermarket courts.

Guidons bracelets neufs.

Grips Biltwell Renegade.

Phare avant à led neuf.

Feu arrière neuf et support de plaque déporté fait sur-mesure.

Silencieux mégaphone noir mat neuf.

Bande thermique.

Jantes peintes en noir satiné.

Pneus Firestone Deluxe.

Sa page Facebook  et son site Web.

 

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