Ode au 500 XT : on en rêvait, Aël l’a fait !

Depuis les lustres ancestraux et les temps immémoriaux, on avait tous en tête cette question aussi lancinante qu’une rage de dents quand ta boîte de Nurofen a perfidement disparue, toi, plus moi et Julio et Marcello et Lorenzo – pour ne pas les nommer-  quand se manifesterait-il, ce chanteur truculent et à l’énergie aussi débordante qu’une batterie 12 volts sur un alternateur non régulé, ce chanteur décalé au verbe juste et fort, qui oserait – enfin ! – hurler sa flamme sensuelle, jeter à nos oreilles impatientes ce cri du coeur et sans complexe pour sa petite chérie mécanique ? Aël, chanteur sauvage électrique, rock ton ride avec cette Ode au 500 XT, et, entre deux compos sur guitare hawaïenne, répond gentiment à nos pertinentes questions !

Q. Mais que cache cet attachement exalté à la XT ?

Aël : Plusieurs choses en fait ! Dans les années 80 les scooters et autres horribles machines en plastique ont envahi les rues. Perso, le plastique , je trouve ça moche. C’est pratique, ok mais on a qu’une vie et ça vaut le coup d’avoir des choses qui ont de la gueule ! Et à 18 ans, moi, j’étais pas en scout, mais passager d’un 500XT. Déjà t’as 18 ans, la vie s’offre à toi, mais derrière un XT, avec le bruit, l’odeur, la brutalité de la machine et les cale-pieds qui raclent dans les ronds-points, t’es le roi du monde.

Et puis, j’avais aussi envie d’une chanson d’amour différente, qui ne s’adresserait pas à une femme, d’autres l’on déjà fait ! Je voulais une chanson d’amour pour une moto pas parfaite, un clin d’oeil pour les objets non standardisés mais qui ont tellement plus de vie, qui t’on marqué au fer rouge de sensations matérielles et sensorielles.

Q. Comptes-tu, dans ta vie, d’autres objets qui te font autant vibrer ?

Aël : J’aime les objets fondamentalement. Dernièrement, j’ai déniché dans un vide grenier une clef plate de 72 pour démonter les moissonneuse batteuse. Elle est énorme, pèse 5 kg, et quand je la regarde, ça me parle ! Et puis évidemment, avec la musique, j’ai un amour inconditionnel pour les instruments. En particulier les ukulélés et les guitares hawaïnnes qui datent des années 20. Je reste abasourdi par la beauté de l’objet. Et en même temps, même une 104 dans un parking peut être exaltante !

Q. Quand tu te rends à tes concerts, tu es à moto?

Aël : Là tu parles d’un fantasme. Plus jeune, je l’ai fait ma guitare sur le dos, mais aujourd’hui, impossible, j’ai parfois jusqu’à 6 guitares électriques différentes pour un concert, c’est compliqué.

Mais c’est vrai que je rêve de partir avec juste ma moto et mon ukulélé pour un périple, chaque jour parcourir une centaine de kilomètres, s’arrêter dans un endroit et jouer. Ca me trotte dans la tête depuis un moment déjà.

Q. Ta prochaine chanson, tu l’as déjà en tête ?

Aël : Non ! Les chansons tombent sur toi, c’est ça qui est formidable ! Tu commences une phrase, une rime et puis ça sort d’un jet avec des souvenirs et des sensations qui remontent à la surface. Pour l’instant, je fais une petite parenthèse travaux après une migration depuis le centre ville de Toulouse pour une maison de campagne à la périphérie – ce qui me permet de bricoler mes motos dont mon 600 KLR de 85, sorte de 500XT civilisé – mais je compte bien reprendre les enregistrements sous peu. Pareil pour les concerts !

T’y tiens plus, tu veux voir Aël en concert et suivre son actu, ben c’est simple,

Son site – Sa page FB

 

 

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