Mais qu’est ce qu’on peut bien faire avec 21 grammes d’alu ?

1 cc Thomas Caplain

Sous cette carcasse hirsute de métal et de poils, bat fort, un petit coeur tout mignon. C’est avec l’exaltation des premiers émois que M. 21 grammes, bouillonnant, t’avait déjà déclaré son soulèvement pour l’alu et surtout, pour Robert, son formateur au formage, porteur sain de millénaires d’années d’expériences qui lui inocule le virus du façonnage, – ben oui, il faudrait suivre un peu, c’était dans l’art de la forme et si je peux me permettre un aparté entre toi et moi, soulèvement bien plus déchaîné que les sentiments inspirés par Mme 21 grammes, mais, une fois n’est pas coutume, la frustration et la rancoeur m’égarent et je subodore déjà ta réaction agacée, et prenant ton exaspération à deux mains, me rappeler, – à bon escient, on est d’accord – que ce n’est vraiment pas le sujet. Donc, ayant goûté au sulfureux plaisir de la starification et des autographes à foison dès le premier feu rouge venu à la suite de la parution de ce premier article, M. 21 grammes s’est dit que ce serait une bonne idée de fouiller le sujet et de s’intéresser à ces préparateurs qui ont pris le parti de ce tête à tête avec ce matériau malléable et capricieux. Et comme on n’est jamais mieux servi que par soi même, on commence avec lui : Mais M. 21 grammes, tu peux nous expliquer, c’est quoi ta relation avec l’alu. ?

Q-As tu appris auprès d’un mentor ? Si oui, comment vous êtes vous rencontré ?

cc Thomas CaplainBon ben c’est plus tellement un secret maintenant et j’en ai déjà un peu parlé mais comme j’ai cru comprendre que cette histoire de rapprochement mécanique faisait son petit effet, j’en remets une couche ! Mon mentor, c’est Robert. Venu dans mon premier atelier car il avait alors besoin de couder des échappements pour une Jaguar. Le courant passe bien, on parle pas mal, il est alors carrossier bientôt à la retraite. Je lui dis que mon rêve a toujours été de former l’alu, il me dit qu’il serait bien tenté par l’idée de s’y remettre mais qu’il n’a plus les outils adéquats. Et l’aventure commence, on trouve ce qu’il nous faut et je deviens son élève !

Q-Quel est ton outil favori pour travailler l’aluminium ?

C’est un marteau pilon de rétreinte américain, ça a l’air rébarbatif comme ça, mais c’est en fait de la poésie à l’état pur ! C’est une machine rapide, avec laquelle tu peux pratiquer des rétreintes profondes. Pour faire simple, elle te dégrossit le travail et donne la forme globale de ta future pièce.

Q-Tu es plutôt polissage ou brut ?

SRJe crois que c’est clair : brut. J’adore vraiment cet aspect rugueux, ce coté brutal de la matière alors que le travail pour y parvenir demande de la précision.

Q-La pièce dont tu es le plus fier ? Celle qui a été la plus compliquée à réaliser ?

Sans hésiter, le réservoir de la SR. Malgré le temps qui passe, je le trouve toujours très réussi et sans doute que la difficulté à le réaliser contribue à ma fierté ! J’ai pas mal bataillé pour assembler les 3 parties de ce réservoir, faire correspondre les angles et réaliser les accroches, mais je suis plutôt content : le résultat valait le coup.

 

Retrouve prochainement les interviews de Cévennes Rétro Motors, Plan B et du fameux Robert qui eux aussi te parle d’alu et d’eau fraîche !

Crédits photos ( entre autres ! ) : Thomas Caplain pour Café Racer et Jean Jérôme Orsini

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